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Exécutions à la scie sauteuse
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Exécutions à la scie sauteuse

VIP-Blog de niak-c-08
  • 60 articles publiés
  • Modifié : 04/09/2008 17:53

    Le Tueur de couleur

    22/11/2007 10:38







    "Le tueur de couleur"

    Retour entre les deux, peut-être avais-je 9 ans:


    Mon père:

    -"Viens! je vais te présenter les tueurs!"

    Bah! Mon père est là après tout! Je le suivi... Puis je me souvenais de cet animal qui s'était échappé quelques temps auparavant, j' était curieux de découvrir par où.
    Ils étaient cinq, peut-être six, mais je ne voyais pas bien. Malgré les trois grandes ouvertures de cette bâtisse, certains semblaient cachés, ou bien je ne voulais pas les voir...
    Tous d'immenses bonhommes, deux se ressemblaient étrangement (je les confondrais tout le temps ces deux là), peut-être à cause de leur moustaches et de leur grand sourire, des gaulois du village d' Astérix, très sympathiques.
    Un autre au regard plus dur, aux cheveux sombres, très musclé, plus que les autres, visiblement occupé.
    Puis encore deux autres, un courbé sur une table au fond de l'immense salle, l'autre en haut d'une échelle.

    Je n' osais pas m'approcher bien sûr, presque à tenir le bras de mon père, puis je vis un autre homme et je fus effrayé, vraiment effrayé!...

    Pourquoi alors, m' écriais-je? :

    -"Papa! Papa! Regarde! On dirait un singe!"......

    Visiblement tout le monde m'avait entendu, même le tueur du fond qui s'était redressé, s' était arrêté.

    Mon père, surpris et en colère (mais une sorte de colère calme), autoritaire, dis :

    -"Tu vas t'excuser de suite!"

    Il me poussa légèrement en avant, vers lui.

    Je devais donc, pour la première fois traverser cette cour humide et gris sombre, et je m' apercevais en regardant autour de moi qu'elle pouvait être close. Que d'autres personnes travaillaient là aussi... que c'était dans cette cour que l'animal avait disparu...

    -"Pardon Monsieur!"

    Balbutiais-je en larmes.

    Cet homme à la peau noire, avec un grand sourire, mais un couteau à la main (quand même), me répondit en riant :

    -"Ce n'est pas grave petit, ce n'est pas grave!"

    Je ne me souviens pas fidèlement des mots de son pardon, mais par contre parfaitement de la réflexion de l' homme au regard dur et sombre:

    -"Ici on pardonne pas: on tue!"

    Je retournais vers mon père.







    Le ventre de la cour

    26/11/2007 15:55

    Le ventre de la cour






    Zobjets volants non identifiés

    28/11/2007 06:53





    "Zobjets volants non identifiés"


    Je me souviens de cette photo noir et blanc prise le jour de Noël par mes parents. Je me souviens aussi du moment, j'avais six ans. Que de cadeaux! Que de cadeaux pour un si petit bonhomme, comment avais-je mérité ça? Moi qui me battais quasiment tout les jours à l'école, qui brûlait des tas de feuilles mortes avec des loupes l'automne, qui regardais par le trou des serrures des toilettes pour voir mes camarades, qui avait si peur la nuit des yeux devant moi qu'il fallait changer les draps tout les jours...
    Un gigantesque sapin trônait dans un coin de la salle à manger, des cadeaux, mes cadeaux, tellement nombreux qu'ils avaient poussé la table et les chaises loin. Un cheval à bascule en plastique blanc, un circuit automobile, un robot de l'espace, des soldats, des légos, un mécano, des animaux, un nounours, et une girafe plus grande que moi, si douce, si belle, si fine, j'entrepris d'enlacer la girafe...

    -"Voilà!" dis mon père dans sa tenue de travail. Il m'avait donné la même que la sienne, sauf mes bottes qui était marrons, alors qu'eux avaient des bottes blanches, enfin... blanches...
    Un calme parfait régnait dans la cour, presque personne n'était là, pas de tueurs, pas d'animaux. Seule l'équipe de tripiers, dont faisait parti mon père, s'affairait encore à nettoyer je ne sais quoi. Enfin, si je sais, mais je ne raconterais pas ça.

    -"Ton chef ne vas pas tarder, tu verras, il est gentil! En l'attendant tu peux commencer à charger les peaux dans cette brouette!".

    Il me montrait un tas informe, c'était des peaux de veaux, seulement les peaux, sans les veaux dedans! Je m'exécutais donc. Qu'avais à faire d'autre? Le soleil pointait vraiment maintenant, une belle lumière chaude d'été commençait à baigner la cour et réchauffer les pierres grises de ces bâtisses. Il étirait l'ombre des tripiers et leur brouettes sur des longueurs immenses. Il commençait à faire sécher la cour sombre, de la vapeur s'élevait doucement. Je comprenais que le travail avait commencé tôt, quatre heures du matin pour être précis, que les tueurs étaient affairés ailleurs, tant mieux. Les peaux étaient chaudes, propres, mais humides et visqueuses. Il fallait que je les serre de toute mes forces pour qu'elles ne m'échappent pas, puis les lever assez haut pour pouvoir les jeter dans la brouette. J'ai vite compris que le côté poil glissait moins que le côté peau. Je comprenais aussi pourquoi une tenue de travail avec un tablier de protection était nécessaire, les peaux flasques avaient tendance, suivant mes gestes, à s'enrouler autour de moi, à coller, à faire un manteau ventouse. Le côté poil moins...

    Mon chef, venait d'arriver, un petit homme un peu rond, élégant, presque coquet, il devait avoir la cinquantaine. Son regard doux et son sourire me rassurèrent. Je ne me souvient pas de son nom, dommage.
    -"C'est bien que tu soit là, il y a du boulot ce mois ci! Suis moi! Je vais te montrer notre travail! N'oublies pas la brouette!" Dit-il.
    J'entrepris donc de le suivre, drôle de démarche cet homme, puis ce petit foulard, enfin... Je n'aurais pas du charger la brouette autant, les peaux du dessus glissaient à traîner par terre, je devais les rattraper pour ne pas à avoir à les ramasser encore. j'étais déjà trempe de sueur, visqueux, jusque dans les cheveux.

    (à suivre)



    Je me souviens...

    28/02/2008 14:17

    Je me souviens...


    Mal!...^^...
    En effet la photo est en couleur, et je n'ai visiblement pas six ans.
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    Back in Black

    02/05/2008 08:19



    Back in Black


    Je regardais courir mon père.

    Ce petit homme, non content de travailler comme un forçat la semaine, faisait des tours de piste le dimanche matin.
    Un nombre incalculables de tours. Je le regardais, ou bien je jouais dans les tribunes, dessous, au bords de la piste en cendrée rouge foncé.
    Parfois je m'essayais au saut en longueur, ou bien traînais dans l'enchevêtrement de construction métallique. Il faisait beau, presque chaud.
    J'aimais particulièrement le côté du stade où le soleil réchauffait les sièges en béton, de l'autre côté le béton était glacé, le soleil ne réchauffait cette partie que l'après-midi. Je n' y allais presque jamais, comme sous les tribunes en béton, là où se situait les vestiaires, glacial!

    Très souvent nous étions seuls, car je ne sais comment mon père avait obtenue l'autorisation de s'entraîner. Enfin si, je sais, le gardien du stade était son ami, peut-être son ancien prof de sport. Il me faisait peur lui! Pourtant il était si gentil avec moi... Tu veux quoi? Fanta citron ou Fanta orange? Il "chippait" dans le stock pour m'offrir une boisson, peut-être les payait-t-elles? Je ne sais pas, je n'étais pas très grand, et puis un enfant ne devrais pas se poser ce genre de question. Mais j'avais quand même peur. Lui, il était tout le temps dans ce stade, c'était le Gardien.


    Parfois d'autres athlètes venaient s'entraîner aussi, là je restais plus volontier dans les gradins, et regardais le manège. J'avais le droit d'aller sur la piste mais l'ambiance sérieuse et concentrée m'en empêchais souvent. J'aimais particulièrement le steeple parce qu'ils avaient le droit de courir et de sauter dans les flaques, et le cent dix mètres haies parce qu'il fallait installer les haies et là je filait un coup de main.

    Quel poids ces haies! Et quelle hauteur!.
    Les montants étaient en fer, ainsi que la structure en "L", la planche, par dessus laquelle ils devaient passer en bois, presque impossible à renverser sans vraiment se faire mal.
    Je me disais que jamais je pourrais passer par dessus ça, vu que la planche m'arrivait au niveau des yeux!...

    Tous ces athlètes portaient des couleurs, les couleurs de leur club, mon père était habillé en noir, tout en noir sauf ces chaussures.

    -"Papa?"
    -"Pourquoi, toi, tu es en noir, et les autres sont en couleur?"
    -"Je ne suis pas dans un club, je cours pour moi, c'est le maillot des athlètes indépendants!"

    Je comprenais que mon père était un coureur "libre".
    J'étais très fier de sa réponse.

    NiaK©





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